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L'asthme est l'une des maladies chroniques respiratoires les plus répandues en France. Selon Santé Publique France, elle touche aujourd'hui plus de 4 millions de personnes, soit environ 6,7 % de la population. C'est la première maladie chronique de l'enfant : environ 10 % des enfants français en sont atteints. Chaque année, l'asthme est à l'origine de près de 60 000 hospitalisations et de 850 décès, en grande partie évitables selon les données épidémiologiques publiées par l'Inserm. À l'échelle mondiale, l'étude Global Burden of Disease estimait en 2016 que 339 millions de personnes vivent avec cette maladie.
L’asthme fait partie des pathologies respiratoires chroniques. Il s’agit d’une maladie qui touche particulièrement les bronches. Découvrez les informations concernant l'asthme du nourrisson.
L’asthme est une maladie chronique qui est occasionnée par de nombreuses causes. Si l’origine de la maladie est inconnue, de nombreux facteurs peuvent déclencher les symptômes de l’asthme.
Aussi, il convient de distinguer plusieurs types d’asthme pour définir leurs causes. Cependant, ces dernières sont généralement multiples chez tous les asthmatiques. Il convient donc d’analyser les causes pour éviter de provoquer des crises d’asthme.
L’asthme bronchique est un terme générique pour désigner les différents types de cette pathologie chronique respiratoire. En effet, elle est soit allergique, c’est-à-dire provoquée par des causes externes, soit non allergique, c’est-à-dire provoquée par des causes intrinsèques.
L’asthme est toujours bronchique puisqu’il s’agit d’une inflammation chronique des bronches. Il s’agit d’une réaction du système bronchique - extrêmement sensible.
L’effort physique peut causer des crises d’asthme. Dans ce cas, il s’agit d’asthme dit d’effort. Ce dernier est causé par une pratique physique trop intense ou par certains types d’efforts.
C’est la cause la plus courante de crise d’asthme, notamment auprès des personnes qui n’ont pas encore été diagnostiquées.
Les symptômes de l’asthme d’effort sont généralement l’hyperventilation et la sensation de manquer d’air après un effort. Le fait de respirer un air sec et froid peut aggraver les symptômes.
Certains sports comme le jogging ou le vélo provoquent davantage l’asthme d’effort. Il est néanmoins possible d’utiliser des traitements pour atténuer les symptômes gênants au quotidien.
L’asthme allergique est, comme son nom l’indique, provoqué par une réaction allergique. Les causes sont multiples.
A l’arrivée du printemps, le pollen présent dans les fleurs et dans l’air peut engendrer des réactions allergiques saisonnières chez de nombreuses personnes. Chez les asthmatiques, le pollen peut provoquer des symptômes ou des crises d’asthme.
Les symptômes peuvent être les mêmes que pour les personnes allergiques, à la différence qu’il y a une gêne respiratoire.
Le fait d’avoir des animaux de compagnies chez soi peut aggraver ou développer l’asthme.
Il existe cependant des traitements de désensibilisation pour aider à réduire les symptômes d’allergie et d’asthme au contact des animaux.
Les crises d’asthme peuvent être déclenchées à cause d’une allergie aux acariens. La différence entre les deux vient du fait que l’allergie déclenche l’asthme.
D’ailleurs, la moitié des enfants asthmatiques ont des crises d’asthme liées à une allergie aux acariens.
Il est important d’aérer régulièrement une pièce à vivre et de laver les draps de literie régulièrement pour éviter les acariens et la poussière, elle aussi nocive pour les personnes asthmatiques.
Tout comme les allergies au pollen ou aux acariens, le fait d’être en contact avec des particules de pollution, de la fumée de cigarette ou d’autres substances nocives peut déclencher ou aggraver l’asthme.
Contrairement à ce qu’évoque l’intitulé, l’asthme cardiaque n’est pas de l’asthme en tant que tel. Il s'agit de problèmes cardiaques qui se manifestent par des sifflements ou des essoufflements.
Il s’agit d’une manifestation de symptômes qui prennent la forme de l’asthme mais qui sont le signe d'une hypertension artérielle, une insuffisance cardiaque ou une pathologie coronarienne.
L’asthme sévère est une phase de la pathologie. Elle ne se manifeste pas des symptômes de gêne respiratoire, de toux, d'irritation des voies respiratoires et d’essoufflement quotidiens. Ils apparaissent fréquemment la nuit.
L’asthme sévère demande de limiter les activités physiques à cause de la diminution des fonctions respiratoires.
Les crises d’asthme qui ont lieu au stade d’asthme sévère peuvent être très dangereuses. Elles peuvent engager le pronostic vital et même nécessiter une hospitalisation.
L’asthme présente des symptômes communs avec d’autres affections respiratoires. Il convient donc de distinguer les différentes maladies.
La bronchite et l’asthme présentent des symptômes similaires. En effet, ce sont deux maladies respiratoires dont la manifestation principale est l’inflammation des bronches.
Cependant les causes de l’inflammation et certains symptômes sont différents entre ces deux maladies. En cas de bronchite, vous pouvez ressentir des frissons, avoir de la fièvre et des courbatures.
Contrairement à l’asthme, la toux, l’essoufflement et la sensation d’oppression ne dureront que quelques jours. En cas de doute, vous pouvez utiliser MédecinDirect pour obtenir l‘avis et les conseils d’un professionnel de santé qui vous répondra en moins d’une heure, en moyenne.
On peut confondre l’asthme avec une allergie provoquée par le pollen. En effet, les allergies peuvent faire éternuer, tousser, provoquer des sifflements ou des écoulements de mucus, ce qui pourrait faire penser à l’asthme.
Mais les allergies qui ne sont pas liées à l’asthme ne provoquent pas de gênes respiratoires ou de sensation de manque d’air.
En cas de crise d’angoisse, on peut avoir du mal à respirer à cause d’une sensation d’oppression au niveau de la cage thoracique. Le cœur peut également se mettre à battre plus rapidement, ce qui provoque une difficulté à respirer.
Cependant, la crise d’angoisse n’engendre pas d’inflammation au niveau des bronches. La sensation de manque d’air est provoquée par le stress et le rythme cardiaque accéléré.
On peut reconnaître l’arrivée d’une crise d’asthme à partir de la manifestation de plusieurs symptômes :
Malgré la connaissance des symptômes de la crise d’asthme, cette dernière peut arriver brutalement, sans signes avant-coureurs. Il est donc important d’apprendre à reconnaître les symptômes afin d’être préparé et d’utiliser un bronchodilatateur rapidement.
Les signes peuvent être différents selon les personnes. En cas de problème, il est nécessaire d’aller aux urgences.
Avant d’aller voir un spécialiste, si vous pensez souffrir d’asthme, vous pouvez consulter votre médecin généraliste. Il peut vous donner les ordonnances nécessaires pour traiter votre pathologie respiratoire.
Le spécialiste des bronches et des poumons est le pneumologue. C’est le professionnel de santé qu’il faut aller voir en cas de complications ou d’asthme sévère.
L’asthme peut également se manifester sous d’autres conditions. La prise de certains médicaments bêtabloquants peut aggraver la maladie. C’est également le cas des antibiotiques ou de certains anti-inflammatoires.
Certaines odeurs fortes et dérangeantes peuvent provoquer des crises d’asthme. C’est le cas de la fumée, mais aussi de certains insecticides, parfums ou encore solvants.
L’asthme peut également être aggravé à l’arrivée des règles, durant la période prémenstruelle. C’est surtout le cas pour les personnes qui ont un asthme sévère.
Les asthmatiques présentent généralement des prédispositions familiales. Cependant, on estime que la transmission génétique n’est pas systématique.
Cependant, le terrain allergique est, quant à lui, héréditaire. Le risque d’allergie chez l’enfant est plus élevé si les parents sont eux-mêmes allergiques.
L’asthme se manifeste par plusieurs symptômes :
Il n’est pas indispensable de réunir tous ces symptômes pour souffrir d’asthme. Cette pathologie peut se manifester sous des intensités diverses.
Par ailleurs, ces symptômes peuvent être aggravés ou déclenchés par certaines situations ou certaines maladies. Le rhume, la pollution, la grippe ou même le fait de respirer du parfum sont des situations qui peuvent provoquer des crises d’asthme. Il faut donc être vigilant.
La toux seule peut être un signe que l’individu souffre d’asthme, particulièrement chez les enfants. Elle peut être provoquée par un effort, des contrariétés ou le simple fait de rire.
La toux chronique chez l’asthmatique apparaît souvent la nuit. Il s’agit généralement de trachéite spasmodique, un symptôme de l’asthme. On peut soulager cette toux à l’aide d’un bronchodilatateur et d’un traitement anti-inflammatoire.
En premier lieu, le médecin écoute les descriptions des symptômes ressentis par le patient. Cette étape est indispensable pour mesurer l’importance de la maladie. Si le patient présente des symptômes tels que la toux chronique, des sifflements et des essoufflements, il est probable que ce dernier soit asthmatique.
Il est également essentiel de connaître la fréquence et l’ancienneté de ces symptômes, mais aussi la présence d’asthme ou d’allergies au sein de la famille.
Le médecin va ensuite ausculter le patient pour étudier les signes audibles caractéristiques tels que le sifflement au niveau des poumons.
Une fois le diagnostic établi, le patient devra réaliser des tests pour connaître l’intensité de l’obstruction des bronches. Il s’agit de l’EFR, c’est-à-dire les Epreuves Fonctionnelles Respiratoires. Elles sont réalisées par un pneumologue. L'un des examens est la spirométrie : elle mesure notamment le VEMS (Volume Expiratoire Maximal par Seconde) avant et après l'inhalation d'un bronchodilatateur. Selon les recommandations de la GINA (Global Initiative for Asthma) et de la SPLF (Société de Pneumologie de Langue Française), le diagnostic est confirmé si le VEMS augmente d'au moins 12 % et 200 mL après bronchodilatation. À domicile, un peak-flow (débitmètre de pointe) permet de surveiller le DEP (Débit Expiratoire de Pointe) et de détecter une variabilité supérieure à 10 % sur deux semaines, signe évocateur d'asthme.
Le diagnostic permet d’établir le stade de sévérité de l’asthme. Il en existe 4 :
Les traitements de l'asthme se divisent en deux grandes catégories.
Ils agissent rapidement lors d'une crise : le salbutamol (commercialisé sous le nom Ventoline) est le bronchodilatateur β2 de courte durée d'action le plus prescrit en France ; il agit en moins de 5 minutes pour ouvrir les bronches.
Ils visent à prévenir les crises sur le long terme : il s'agit principalement des corticoïdes inhalés (comme la béclométasone ou la budésonide), parfois associés à des bronchodilatateurs à longue durée d'action dans des combinaisons fixes comme le Symbicort (budésonide/formotérol) ou le Seretide (fluticasone/salmétérol).
Selon la HAS (Haute Autorité de Santé), ce traitement de fond réduit la fréquence des crises de 50 à 70 % lorsqu'il est suivi régulièrement. Dans les cas d'asthme sévère, des biothérapies ciblées (comme l'omalizumab ou le mépolizumab) peuvent être prescrites par un pneumologue spécialisé.
SOURCES :
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